David Banon

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Professeur des universités au département d'Etudes hébraïques, il est membre de l'Institut universitaire de France.

Profil académique

Mes études universitaires de philosophie à Lyon et à Genève couplées à la lecture, dès mon plus jeune âge, de la Bible hébraïque dans l'original et de quelques textes fondateurs du corpus de la littérature rabbinique m'ont préparé aux travaux de recherche que j'ai menés sur le midrach comme catégorie juive de l'interprétation. Recherche conduite selon les critères de l'académie en interlocution avec les sciences humaines (linguistique, philosophie, histoire et «théorie de la littérature») qui toutes confèrent une place centrale à la notion d'interprétation.

Suite à ces travaux, durant deux années (1993-1994), j'ai été chercheur au Fonds national de la recherche scientifique suisse pour examiner les procédés narratifs comme modalités de l'interprétation midrachique.

Avec le temps, j'ai repris cette recherche d'un point de vue diachronique/historique (ce qui a donné un petit ouvrage très érudit  Le Midrach, Q S J ?, n° 3019, PUF, Paris, 1995) sans délaisser pour autant un autre champ d'investigation : la philosophie juive.

Je me suis investi, tout naturellement, dans les œuvres philosophiques juives du moyen-âge et de la modernité (avec une mention spéciale: les philosophies de l'existence, de l'altérité et du dialogue) qui sont organiquement liées et qui, pour certaines, ont leur source dans le corpus de l'exégèse rabbinique hébraïque et araméenne, dont les ramifications se nomment messianisme (cf. QSJ ?, n° 3377, PUF, Paris, 1998) et... sionisme.

En outre, je traduis des œuvres théologico-philosophiques contemporaines de l'hébreu au français (La foi de Maïmonide, Cerf, Paris, 1992 et Devant Dieu. Cinq livres de foi, Cerf, Paris, 2004, toutes deux d'Y. Leibovitz introduites et annotées par mes soins, auxquelles il convient d'ajouter le chapitre III, intitulé «Judaïsme» p. 129-178 d'Israël et Judaïsme. Ma part de vérité du même auteur, traduction entreprise en collaboration avec Gérard Haddad. Ce qui a contribué à faire connaître la pensée de ce «génie universel» au monde francophone).

Mes travaux se focalisent sur des centres d'intérêts multiples et variés: l'herméneutique biblique et rabbinique (y compris selon ses modalités linguistiques), la philosophie et dans une moindre mesure l'histoire des idées (messianisme, shoa, sécularisation, relations avec le christianisme).

Je me suis surtout consacré à la métaphysique éthique d'Emmanuel Levinas qui constitue un des sommets de la philosophie contemporaine. L'on sait que la philosophie de Levinas est liée d'une part à la phénoménologie de Husserl et de l'autre se mesure et même offre une réponse adéquate à l'ontologie heideggérienne. Alors que ce domaine de la philosophie levinassienne est largement étudié, celui des «écrits juifs» est quelque peu négligé. C'est à ces travaux que je dédie mes réflexions et mes textes non sans les confronter avec ceux des penseurs juifs de l'existence et du dialogue tels Hermann Cohen, Martin Buber et Franz Rosenzweig, Yossef Dov Soloveitchick, Leo Strauss, Emil Fackenheim ou encore Hans Jonas.

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